Mes premiers engagements pour vous !

18 février 2020

Val’Tram, maintient de la gratuité des transports, protection des animaux, retour à un service public de la cantine… Téléchargez l’interview de Sylvia Barthélémy ainsi que les premiers engagements pour Aubagne

Expliquez-nous les raisons de votre candidature ?

Je suis candidate, comme en 2014 lors des précédentes élections municipales, où je conduisais une liste ouverte à tous les progressistes et à la société civile.

Au second tour, j’ai largement participé à l’élection de Gérard Gazay auquel j’avais fait confiance sans état d’âme. Mais j’ai beaucoup regretté pendant ce mandat de n’être en rien associée à ses décisions politiques marquantes, la privatisation de la cuisine centrale par exemple. Pendant 6 ans, j’ai subi ses choix bien plus que je ne les ai partagés mais j’ai respecté le fait que c’était lui le Maire choisi par les Aubagnais. À l’inverse, lui a fait le choix de ne jamais solliciter le Territoire pour de grandes réalisations et pire, il a entravé des projets portés par le Pays d’Aubagne et de l’Étoile, et tout particulièrement celui du Val’Tram, pourtant si indispensable à notre ville.

Et au bout du compte, vous en tirez les conséquences ?

Tout à fait. Je veux montrer qu’il existe une autre méthode de gestion de notre Ville, une autre conception de la vie publique et du service public. Je suis une adepte du dialogue, du travail d’équipe, de la transparence, de l’écoute de la population, de la responsabilité budgétaire aussi, surtout comme l’impose la situation financière de la ville. J’en ai d’ailleurs l’expérience puisque je gère le Territoire du Pays d’Aubagne et de l’Étoile depuis 6 ans dans des conditions financières très tendues, tout en ayant réussi à maintenir la qualité des services publics et à réaliser les investissements nécessaires au bien être des populations du Territoire.

La majorité municipale affirme également qu’elle a réussi à diminuer le dette…

C’est faux. Et les chiffres sont bien plus parlants qu’un long discours. En 2014, Aubagne était classée 5ème ville de France la plus endettée, elle est au terme des 6 ans de la majorité municipale passée 2ème de ce triste classement.

Vous dénoncez les « mensonges de Gérard Gazay lors de la présentation de son bilan…

Pour gonfler artificiellement son bilan, il s’est approprié des actions qui sont celles que j’ai menées au sein du Conseil de Territoire. Quel culot !

La baisse du prix de l’eau, c’est la SPL l’Eau des Collines que je préside, l’amélioration des transports collectifs, c’est la SPL Façonéo que je préside, le Chronobus, c’est un projet du Territoire mis en place par la Métropôle, l’installation de 120 conteneurs enterrés, c’est le conseil de Territoire que je préside, le soutien à notre filière Argile et la biennale Argilla, la requalification des zones d’activités, le réaménagement du Nouveau Petit Monde de Marcel Pagnol, idem…

Dès lors, pouvez-vous nous exposer votre conception du rôle du maire ?

Le Maire doit être un bâtisseur. Et quand je dis un bâtisseur, je ne pense pas simplement à signer des permis pour des promoteurs ! C’est bâtir une cohésion sociale, un destin commun, un cadre de vie… C’est construire l’avenir de sa ville, grâce à des projets ambitieux qui la porteront bien au-delà de 6 ans de mandat. Une ville doit être pensée au présent mais aussi au futur.

Bien sûr, le maire sortant explique que l’on ne peut pas tout faire en un seul mandat. D’autres pourtant y arrivent. Regardez Salon de Provence : la ville se transforme alors que l’état des finances était tout aussi dramatique qu’à Aubagne !! Ici, rien n’a germé, pire : rien n’a été planté pour qu’un jour nous connaissions un printemps aubagnais. C’est pourquoi je propose un pacte moral avec les Aubagnais. Ce n’est pas un simple programme que je vais présenter, mais un contrat dans lequel les engagements pris sont réalistes et mis sur le même plan que les valeurs que je porte : honnêteté intellectuelle, bienveillance, créativité et respect de tous.

Que contiendra ce contrat ?

Ce contrat doit favoriser un développement économique en cohérence avec les enjeux sociaux et environnementaux. Créer de la richesse, c’est créer de l’emploi. Et une ville sans emploi est une ville morte. Et je crois l’avoir fait au cours de ce mandat en permettant de nombreuses installations d’entreprises et en soutenant l’innovation économique.

Mais créer de la richesse n’a pas de sens si cela ne doit pas permettre de soutenir les plus fragiles. Vous savez, j’ai une conception presque maternelle du rôle de Maire bien plus que dominatrice comme c’est le cas aujourd’hui. Si un maire doit être bâtisseur, il doit être également protecteur auprès de personnes en situation particulièrement difficile. C’est cette double vision que je souhaite faire partager.

Vous parlez de catégories de personnes particulièrement vulnérables. À qui pensez-vous ?

Spontanément je citerais un exemple : les familles monoparentales qui sont principalement des femmes élevant seules leurs enfants et confrontées, souvent brutalement, à des problématiques d’emploi, de logement, de garde d’enfants. Savez-vous qu’il y a près de 22 % de familles monoparentales à Aubagne ? il est urgent de briser leur isolement.

La cohésion sociale n’est-elle pas devenu un slogan ?

Si c’est le cas, il faut en faire une réalité. En tant qu’avocate, j’ai vécu mille vies, mille histoires au travers des personnes que j’ai défendues. Porter la robe noire demande de l’empathie et de la combativité, deux qualités que je veux mettre au service de la ville et de mes concitoyens. Et sans doute c’est ce métier qui m’a conduite à m’engager en politique.

Personne ne doit rester sur le bord de la route, quels que soient son origine sociale, son parcours, ses difficultés. Il nous faut repérer ces invisibles qui parfois n’espèrent plus rien et qui ont disparu des écrans radars. Cette même volonté m’a animée quand j’ai souhaité mettre en place le dispositif Lab’Emploi, travailler main dans la main avec la Mission Locale, ou encore créer le chantier d’insertion de la Ressourcerie et imposer les clauses d’insertion au sein de tous nos marchés publics. La solidarité sera une des vertus cardinales de mon contrat municipal.

Vous évoquez régulièrement l’écologie comme l’une de vos préoccupations majeures…

J’ai une conscience aiguë de l’urgence environnementale et climatique. Cet enjeu sera l’un des fils conducteurs de mon contrat municipal. Encore une fois, mon bilan parle de lui-même : protection des espaces naturels et agricoles, de notre forêt, de notre fleuve l’Huveaune, développement du tri sélectif, compostage, Ressourcerie… Demain toutes mes actions seront mises en œuvre au regard de leur impact environnemental. La première d’entre-elles sera la mise en place d’un plan-vélo qui manque cruellement à notre ville.

Comment qualifieriez-vous votre liste ?

Comme une véritable liste d’intérêt communal. Mes colistières et mes colistiers viennent d’horizons différents, ont une histoire personnelle, des parcours de vie, des parcours professionnels et des sensibilités diverses. Ce qui nous réunit, c’est cette envie partagée d’agir pour notre ville, avec compétence, bienveillance et humanité. Je suis très fière de cette équipe extraordinaire où chacun porte la note qui est la sienne, pour créer une belle partition « Pour Aubagne ».

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